Comment extraire les factures bilingues canadiennes
TPS/TVH/TVQ par province
En vertu de la Charte de la langue française (RLRQ c C-11, art. 51–52), tout document commercial émis au Québec doit être rédigé en français. Selon la politique fédérale de bilinguisme officiel, de nombreux fournisseurs hors Québec impriment leurs factures en anglais et en français. Résultat : un entrepreneur canadien qui collecte les factures fournisseurs reçoit régulièrement des documents où le même champ apparaît dans deux langues différentes — « Invoice No » sur une page, « N° de facture » sur la suivante, « Date » et « Date de facturation » côte à côte. Les outils d'extraction par position — ceux qui tracent des cadres autour des champs — tombent en panne dès qu'on passe d'un fournisseur de Vancouver à un de Montréal. Et lorsqu'il faut en plus séparer la TPS de la TVH, de la TVQ et de la TPV par province pour votre déclaration GST34, le problème devient bien trop complexe pour un outil générique.
Points clés
- L'extraction par position traite « Invoice # » et « N° de facture » comme deux champs distincts nécessitant des modèles séparés — alors qu'ils capturent exactement la même donnée.
- Le Canada applique quatre régimes fiscaux dans ses provinces, mais la plupart des outils d'extraction regroupent tous les montants de taxe dans une seule colonne — impossible de séparer la TPS destinée à l'ARC de la TVQ destinée à Revenu Québec sans inspecter manuellement chaque facture.
- L'extraction sémantique lit « TPS » comme GST et « TVQ » comme QST dans les deux langues, puis une colonne de juridiction déduite par IA classe chaque facture selon sa destination de déclaration — votre tableur arrive pré-trié pour deux formulaires gouvernementaux différents avant même que vous y jetiez un œil.
Un même champ, deux langues — pourquoi les factures canadiennes déjouent l'extraction générique
Un outil d'extraction par position qui dessine un rectangle autour de « Invoice Date » sur une facture d'un fournisseur de la Colombie-Britannique ne trouvera pas « Date de facturation » sur une facture d'un fournisseur québécois — même s'il s'agit exactement de la même donnée.
Les outils d'extraction génériques reposent sur un principe valable dans la plupart des marchés unilingues : le libellé d'un champ sur une facture d'un fournisseur apparaîtra, avec des variations mineures de format, sur toutes les factures. « Invoice Number » peut devenir « Invoice # » ou « Inv No. », mais jamais un mot complètement différent dans une autre langue. L'outil peut apprendre un ensemble de motifs de libellés et les associer à des champs d'extraction — un problème de reconnaissance de motifs résoluble avec suffisamment de données d'apprentissage.
Les factures bilingues canadiennes brisent ce principe à la racine. Un fournisseur québécois imprime « N° de facture » là où un fournisseur ontarien imprime « Invoice # ». Un fournisseur du Nouveau-Brunswick peut imprimer les deux : « Invoice No / N° de facture ». Un fournisseur sous réglementation fédérale peut alterner les langues selon la province du client. Pour un système d'extraction par position ou par correspondance de libellés, ce sont trois entrées totalement différentes — trois modèles distincts à créer et à maintenir pour un seul et même champ sémantique.
Ce n'est pas une fonctionnalité de localisation. C'est une obligation légale. En vertu de la Charte de la langue française du Québec, tous les documents émis par les entreprises québécoises, y compris les factures et reçus, doivent être en français (RLRQ c C-11, art. 51–52). La Loi sur les langues officielles fédérale (LRC 1985, c 31) exige que les institutions fédérales et les sociétés d'État offrent leurs services dans les deux langues officielles, ce qui s'étend à leur facturation. Parallèlement, les fournisseurs de l'Alberta ou de la Colombie-Britannique n'ont aucune obligation linguistique et émettent des documents uniquement en anglais. Le bilinguisme n'est pas uniforme d'un fournisseur à l'autre — il varie selon la province, la politique du fournisseur, et parfois le système de génération de documents utilisé ce mois-là.
Le paradigme d'extraction qui gère cette situation est l'extraction sémantique, par opposition à l'extraction par position ou par libellé. Dans un système sémantique, vous définissez la colonne souhaitée — « Numéro de facture » — et l'IA localise la valeur correspondante en comprenant ce que représente le champ, et non où il se trouve ou quel libellé il porte. « N° de facture », « Invoice # », « Facture n° » et « Numéro de facture » renvoient tous au même concept — un moteur d'extraction sémantique les reconnaît tous comme la même colonne sans nécessiter de modèles distincts par langue ou par format de fournisseur. C'est ce qui permet à un ensemble unique de définitions de colonnes de fonctionner sur toutes les factures bilingues de votre base fournisseurs, d'un grossiste anglophone de Vancouver à un fabricant francophone de Montréal.
Cette capacité résout également le problème des variations de format au sein d'une même langue. Un fournisseur du secteur de la construction peut imprimer les numéros de facture sous la forme « INV-2026-0472 » sur un document et « 472/2026 » sur le suivant après une mise à jour système. L'extraction sémantique gère les deux — elle ne cherche pas à faire correspondre un motif, elle identifie « le champ de ce document qui sert d'identifiant de facture ». Pour approfondir l'importance de l'indépendance du format selon les types de documents, consultez notre guide complet sur l'extraction de données de factures.
Le Canada a trois systèmes fiscaux sur une même pile de factures
Il n'existe pas de « taux de taxe canadien » unique. Un fournisseur en Ontario facture 13 % de TVH sur une facture. Un fournisseur au Québec facture 5 % de TPS plus 9,975 % de TVQ sur la suivante. Un fournisseur en C.-B. ajoute 5 % de TPS plus 7 % de TVP. Votre outil d'extraction doit gérer les quatre régimes — et les distinguer — sans tri manuel.
Le système de TPS/TVH au Canada est un cadre fédéral de taxe sur la valeur ajoutée avec quatre modes de fonctionnement distincts, chacun produisant un ensemble différent de champs de taxe sur vos factures fournisseurs :
| Régime | Provinces / Territoires | Taxes sur la facture | Libellés des champs de taxe | Taux total |
|---|---|---|---|---|
| TPS uniquement | AB, NT, NU, YT | TPS fédérale uniquement | « TPS » « TPS 5 % » « GST » | 5 % |
| TVH | ON (13 %), NB NL NS PEI (15 %) | Taxe harmonisée unique | « TVH » « TVH 13 % » « HST » | 13 % ou 15 % |
| TPS + TVP | BC (7 %), SK (6 %), MB (7 %) | TPS fédérale + TVP provinciale, distinctes | « TPS » / « TVP » — deux lignes distinctes | 5 % + 6–7 % |
| TPS + TVQ | QC uniquement | TPS fédérale + TVQ du Québec, sous législation distincte | « TPS » / « TVQ » — juridiction de Revenu Québec | 5 % + 9,975 % |
La distinction juridique entre les provinces à TVH et le Québec va au-delà du taux de taxe. La TVH est perçue en vertu de la partie IX de la Loi sur la taxe d'accise (L.R.C., 1985, ch. E-15) et administrée par l'ARC. La TVQ est perçue en vertu de la Loi concernant la taxe de vente du Québec (RLRQ c T-0.1) et administrée par Revenu Québec. Lorsque vous produisez votre déclaration de TPS/TVH (formule GST34), les montants de TVH sont inscrits sur la même ligne que la TPS — il s'agit de la même assiette fiscale, harmonisée. Les montants de TVQ sont inscrits dans une déclaration FPZ-500 distincte produite auprès de Revenu Québec. Si votre outil d'extraction regroupe tous les montants de taxe dans une seule colonne « Taxe », vous perdez la distinction de juridiction qui détermine quel gouvernement reçoit quel formulaire.
Sur une vraie facture québécoise, vous verrez généralement deux lignes de taxe : « TPS 5 % » (la TPS, libellée en français) et « TVQ 9,975 % ». Une facture ontarienne affichera une seule ligne « TVH 13 % ». Une facture de la Colombie-Britannique affichera « TPS 5 % » et « TVP 7 % » comme montants distincts. Un fournisseur de la Saskatchewan ajoute « TPS 5 % » et « TVP 6 % ». Les libellés des champs, le nombre de lignes de taxe et l'autorité gouvernementale derrière chacun varient — même si chaque facture est une « facture canadienne ».
Considérez maintenant le scénario interprovincial. Une petite entreprise de construction à Ottawa (Ontario) achète du bois chez un fournisseur de Gatineau (Québec) — la facture arrive en français avec des lignes TPS/TVQ. La même entreprise achète de la quincaillerie chez un fournisseur de Toronto (Ontario) — cette facture a une seule ligne TVH. Et elle loue de l'équipement chez un fournisseur de Calgary (Alberta) — cette facture n'affiche que la TPS. En un mois, trois fournisseurs, trois provinces, quatre configurations de lignes de taxe sur les factures, et toutes doivent être déclarées correctement par juridiction. Un tableur d'extraction qui capture chaque type de taxe dans sa propre colonne — plutôt qu'une colonne générique « Taxe » fourre-tout — rend cela gérable, car vous pouvez filtrer, additionner et trier par juridiction fiscale après l'extraction, sans inspecter manuellement chaque facture pour déterminer sous quel régime fiscal elle tombe.
Étape par étape : extraire les données des factures canadiennes avec ventilation des taxes
Le processus d'extraction des factures bilingues canadiennes suit le même schéma que toute extraction sémantique — la différence réside dans la conception des colonnes et les champs déduits que vous ajoutez pour gérer le problème des multiples régimes fiscaux.
Importez vos factures fournisseurs
Glissez-déposez des photos, scans ou PDF de vos fournisseurs — un lot d'un fournisseur québécois, un lot d'un fournisseur ontarien et un lot d'un fournisseur britanno-colombien. L'outil accepte les formats JPG, PNG, WebP et PDF. Aucun tri préalable par langue ou province requis.
Définissez vos colonnes d'extraction
Saisissez les noms des colonnes souhaitées dans votre feuille de calcul de sortie. Pour les factures bilingues canadiennes, l'ensemble recommandé est :
| Nom de colonne | Mode d'extraction | Ce qu'elle capture |
|---|---|---|
Numéro de facture | Direct | "INV-2026-0472" ou "Facture n° 0472" — l'IA reconnaît les deux comme le même champ |
Date de facture | Direct | La date d'émission, qu'elle soit libellée "Date", "Date de facturation" ou "Date de facture" |
Nom du fournisseur | Direct | Le nom légal ou commercial du fournisseur tel qu'imprimé sur l'en-tête de la facture |
N° de TPS/TVH du fournisseur | Direct | Le BN à 9 chiffres + suffixe du fournisseur (ex. "123456789 RT0001") ou le numéro de TVQ (NEQ à 10 chiffres + suffixe TQ) |
Sous-total | Direct | Montant net avant taxes — qu'il soit libellé "Subtotal", "Sous-total", "Net" ou "Montant avant taxes" |
Montant TPS | Direct | La part fédérale de la TPS ; sur une facture québécoise, il s'agit de la ligne "TPS" |
Montant TVH | Direct | Le montant de la taxe harmonisée sur les factures ON/NB/NL/NS/PEI ; laisser vide sur les factures TPS+TVP ou TPS+TVQ |
Montant TVQ | Direct | Le montant de la taxe de vente du Québec ("TVQ") ; laisser vide sur les factures hors Québec |
Montant TVP | Direct | Taxe de vente provinciale sur les factures BC/SK/MB ; laisser vide sur les factures TVH ou TPS uniquement |
Total | Direct | Le total de la facture incluant toutes les taxes — "Total", "Montant total", "Total TTC" |
Juridiction fiscale | Inférée | L'IA détermine le régime fiscal à partir des champs de taxe du document et des détails du fournisseur : "Province TVH", "Québec (TPS+TVQ)", "Province TPS+TVP", "TPS uniquement" |
Les colonnes Montant TPS, Montant TVH, Montant TVQ et Montant TVP sont délibérément séparées — chaque facture aura une valeur dans exactement une ou deux d'entre elles, selon sa province d'origine. Cette séparation vous permet de filtrer et de totaliser par type de taxe après extraction, exactement ce dont vous avez besoin pour préparer une déclaration de TPS/TVH (GST34) ou de TVQ (FPZ-500).
Ajouter une colonne déduite pour la juridiction fiscale
La colonne Juridiction fiscale ci-dessus est une colonne déduite : vous fournissez à l'IA un ensemble d'options de classification, et elle lit la facture pour déterminer laquelle s'applique, même si aucun champ du document n'est explicitement intitulé « Juridiction fiscale ». En définissant Juridiction fiscale (options : TPS uniquement/Province de TVP/Québec (TPS+TVQ)/Province de TPS+TVP), l'IA examine les lignes de taxe de chaque facture — elle voit les mentions « TVQ » et « TPS » et classe la facture comme Québec, voit une seule ligne « TVP » et la classe comme province de TVP, etc. Vous obtenez ainsi une colonne filtrable qui vous indique quel gouvernement perçoit quelle taxe sur quelle facture — sans avoir à étiqueter manuellement une seule d'entre elles.
Traiter le lot et télécharger votre feuille de calcul
Une fois les définitions de colonnes confirmées, l'IA lit toutes les factures téléchargées et remplit chaque colonne. Le résultat est une feuille de calcul unique où chaque facture est une ligne, chaque type de taxe a sa propre colonne, et la colonne Juridiction fiscale vous indique en un coup d'œil à quelle catégorie de déclaration chaque ligne appartient. Pour un lot de 50 factures provenant de 5 provinces, cela prend moins d'une minute du téléchargement au téléchargement — contre les 2 à 3 heures de saisie manuelle qu'il remplace.
Les fichiers sont traités en toute sécurité et non conservés.
L'approche d'extraction sémantique signifie que vous définissez les colonnes une fois et les réutilisez pour chaque lot de factures canadiennes — quel que soit la langue du fournisseur, le format de la facture, ou que le document soit un PDF net d'un système comptable moderne ou une photo de téléphone d'un reçu thermique de quincaillerie. Pour une comparaison plus large des outils et approches d'extraction, consultez notre sélection des meilleurs logiciels d'extraction de factures en 2026.
Trois types de preuve de conformité que chaque extraction doit vous fournir
L'ARC ne veut pas seulement les montants de taxe. En vertu des articles 169(4) et 169(5) de la Loi sur la TPS, une demande de crédit de taxe sur les intrants (CTI) doit être appuyée par trois catégories de preuves : l'identité du fournisseur, la taxe facturée et l'usage commercial. Votre feuille de calcul d'extraction doit fournir ces trois éléments sans reconstruction manuelle.
La plupart des discussions sur l'extraction de factures canadiennes se concentrent sur l'exactitude des montants de taxe — et c'est l'exigence la plus visible. Mais les règles de CTI de la Loi sur la taxe d'accise (Partie IX, Section I) exigent plus que de simples montants corrects. Lorsqu'un vérificateur de l'ARC examine votre déclaration de TPS/TVH GST34, il vérifie trois éléments pour chaque demande de CTI :
1. Identité du fournisseur — qui a facturé la taxe. La facture doit indiquer le nom légal ou commercial du fournisseur et son numéro d'inscription à la TPS/TVH, soit le numéro d'entreprise à 9 chiffres suivi du suffixe RT (ex. « 123456789 RT0001 »). Pour les fournisseurs du Québec, vous avez aussi besoin du numéro d'inscription à la TVQ, qui utilise un NEQ (Numéro d'entreprise du Québec) à 10 chiffres plus le suffixe TQ (ex. « 1234567890 TQ0001 »). Vos colonnes d'extraction doivent capturer à la fois le nom du fournisseur et son numéro d'inscription comme champs distincts — cela vous donne un registre filtrable et consultable de chaque fournisseur pour lequel vous avez demandé un CTI, exactement ce qu'un vérificateur demandera.
2. Taxe facturée — le montant et le taux. La facture doit indiquer le montant total de la taxe facturée, ou la contrepartie totale plus une mention que la taxe est incluse. Mais simplement capturer « Taxe = 47,32 $ » est insuffisant si vous ne pouvez pas déterminer si ces 47,32 $ correspondent à la TPS (CTI fédéral), à la TVH (CTI fédéral), à la TVQ (remboursement de taxe sur les intrants du Québec) ou à la TVP (dans la plupart des cas, non recouvrable via le mécanisme de TPS/TVH). C'est pourquoi la conception des colonnes à l'étape 2 garde la TPS, la TVH, la TVQ et la TVP dans des colonnes séparées. Lorsque vous filtrez votre feuille de calcul par Juridiction fiscale = « Province de TVH », la somme de la colonne Montant de TVH correspond à votre CTI fédéral pour ce groupe de factures. Lorsque vous filtrez par « Québec (TPS+TVQ) », la colonne Montant de TPS alimente votre GST34 et la colonne Montant de TVQ alimente votre FPZ-500. La séparation constitue la couche de conformité.
3. Usage commercial — que la fourniture était destinée à votre activité commerciale. C'est le contrôle le moins automatisé mais le plus important. L'ARC exige que chaque demande de CTI concerne une fourniture acquise « pour consommation, utilisation ou fourniture dans le cadre d'une activité commerciale » (art. 169(1) de la Loi sur la TPS). La facture elle-même ne prouve pas l'usage commercial — mais votre processus d'extraction doit capturer suffisamment de données pour étayer le lien : le nom du fournisseur indique au vérificateur avec qui la dépense a été faite ; la date de la facture la rattache à une période de déclaration ; et le Sous-total extrait indique au vérificateur la valeur de la fourniture. Pour les dépenses à usage mixte (ex. un véhicule utilisé à 60 % pour les affaires), vous devrez appliquer la répartition manuellement — aucun outil d'extraction ne peut déterminer votre pourcentage d'usage commercial à partir des seules données de facture.
Les demandes de CTI de TPS doivent être produites dans les 4 ans suivant la date de la facture en vertu de l'art. 225(4) de la Loi sur la TPS. Les demandes de remboursement de TVQ ont un délai différent : le 31 décembre de la 4e année civile suivant l'année de réception de la facture (Loi sur la taxe de vente du Québec, art. 206). Une colonne de date de facture correctement extraite vous permet de filtrer les demandes proches de l'expiration au moment de la production — sans vérifier manuellement la date de chaque facture par rapport à l'année de déclaration en cours.
Au-delà du minimum de l'ARC : un journal d'extraction bien formaté
Le tableur d'extraction qui satisfait aux exigences minimales de l'ARC n'est pas le même qu'un journal d'extraction avec lequel vous souhaiteriez travailler mois après mois. Quelques ajouts de mise en forme — dont la plupart se produisent automatiquement via le post-traitement de l'outil d'extraction — transforment une liste de contrôle de conformité en une base de données fournisseur-vendeur véritablement utile.
Standardisation des dates. Les factures canadiennes utilisent plusieurs formats de date : « 2026-06-15 » (ISO), « 15/06/2026 » (JJ/MM/AAAA, courant au Québec et dans les documents en français), « 06/15/2026 » (MM/JJ/AAAA, courant sur les factures d'origine américaine ou bilingues de fournisseurs anglophones). Le post-traitement des données de l'outil d'extraction normalise tous les formats de date en un format unique de votre choix, vous permettant de trier par date, filtrer par mois et identifier les demandes de CTI proches de l'expiration sans reformater manuellement chaque ligne.
Normalisation des noms de fournisseurs. Le même fournisseur apparaît souvent sous des noms légèrement différents sur les factures : « Matériaux Bouchard Ltée » sur l'une, « Bouchard Materials » sur une autre, « Matériaux Bouchard (2020) Inc. » sur une troisième. Les colonnes d'extraction capturent exactement ce qui est imprimé, ce qui préserve la piste d'audit. Pour votre copie de travail, vous pouvez ajouter une colonne calculée qui fait correspondre les noms de fournisseurs à une liste canonique — ou le faire dans Excel après l'extraction, car la tenue d'un fichier maître des fournisseurs est une tâche de configuration unique, et non une opération par facture.
Filtrage par juridiction fiscale. Avec la colonne déduite Juridiction fiscale en place, votre tableur prend en charge un flux de travail simple au moment de la déclaration : filtrez par « Province de TPS/TVH » → additionnez la colonne Montant de la TVH → c'est votre CTI fédérale des provinces harmonisées. Filtrez par « TPS uniquement » → additionnez la colonne Montant de la TPS → c'est votre CTI fédérale des provinces non harmonisées. Filtrez par « Québec (TPS+TVQ) » → additionnez la colonne Montant de la TPS pour votre déclaration de TPS/TVH (GST34), et additionnez séparément la colonne Montant de la TVQ pour votre FPZ-500. Filtrez par « Province TPS+TVP » → additionnez la colonne Montant de la TPS pour votre GST34 ; le montant de la TVP est provincial et suit les règles provinciales (la TVP de la C.-B. n'est généralement pas récupérable à titre de CTI, mais peut être déductible à titre de dépense d'entreprise).
Déclaration interprovinciale. Si votre entreprise opère dans plusieurs provinces — par exemple, une entreprise de construction avec des projets en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick — les colonnes fiscales spécifiques à chaque province vous permettent de créer un sommaire fiscal par province sans recouper les adresses ou les codes postaux des fournisseurs. Chaque ligne contient déjà le bon montant dans la bonne colonne fiscale pour la bonne juridiction.
Aucune de ces mises en forme ne nécessite de travail manuel par facture. L'extraction se fait une fois, les colonnes se remplissent automatiquement et la standardisation du post-traitement est intégrée à la sortie. Le tableur que vous téléchargez est déjà structuré pour le flux de travail de déclaration — et non un vidage de données brutes qui nécessite une deuxième série de nettoyage manuel.
Questions fréquentes
Un outil d'extraction par IA peut-il distinguer une facture française d'une facture anglaise ?
Ce n'est pas nécessaire — et c'est là l'intérêt de l'extraction sémantique. Plutôt que de classer les factures par langue et d'appliquer des règles spécifiques, l'IA lit le document et comprend ce que chaque champ représente, quelle que soit la langue utilisée. « N° de facture » et « Invoice # » renvoient au même concept — un identifiant de facture —, le résultat d'extraction est donc identique quelle que soit la langue de l'étiquette. L'IA traite le bilinguisme comme un détail de présentation des données, non comme un défi d'extraction.
Que faire si le montant de la TVQ n'est pas imprimé séparément sur une facture du Québec ?
La plupart des factures de fournisseurs québécois affichent la TPS et la TVQ comme des lignes distinctes — c'est une pratique courante car chaque taxe est destinée à un gouvernement différent. Si une facture québécoise ne présente qu'un total unique toutes taxes comprises, vous pouvez utiliser une colonne calculée pour déduire le montant de la TVQ. Définissez une colonne avec un calcul tel que « Montant TVQ = (Total − Sous-total) × (9,975 / 14,975) », qui utilise le ratio connu de la TVQ par rapport à la taxe totale sur les factures québécoises (9,975 % TVQ ÷ 14,975 % combiné = 66,6 %). L'IA effectue ce calcul lors de l'extraction et insère la valeur dérivée directement dans votre feuille de calcul. Les colonnes calculées fonctionnent sur toute relation mesurable — ratios de taxes, conversions de devises, arithmétique quantité × prix unitaire — et s'exécutent pendant l'extraction, de sorte que votre résultat contient la réponse, et non les seules données brutes.
Cela fonctionne-t-il avec des factures papier scannées, ou uniquement avec des PDF numériques ?
Cela fonctionne avec les deux. L'IA lit le contenu visuel du document — elle traite ce qui apparaît sur la page, sans extraire le texte intégré d'une couche PDF. Une photo de facture papier prise avec un téléphone, un PDF scanné depuis un scanner de bureau et un PDF de facture généré numériquement sont tous traités par le même moteur de compréhension visuelle. La qualité du scan compte — une photo floue et basse résolution d'un reçu froissé produira des résultats moins précis qu'un scan net à 300 DPI — mais le mécanisme d'extraction sous-jacent est le même pour tous les formats d'entrée.
Comment savoir sous quelle colonne fiscale déclarer — et si je me trompe ?
La séparation des types de taxes en colonnes distinctes — Montant TPS, Montant TVH, Montant TVQ, Montant TVP — ainsi que la colonne déduite Juridiction fiscale vous offre un système de double vérification. La colonne Juridiction fiscale indique le régime auquel appartient la facture. Les colonnes de montants de taxes affichent les chiffres réels. Si la Juridiction fiscale indique « Province TVH » et que la colonne Montant TVH contient une valeur tandis que la colonne Montant TVQ est vide, la voie de déclaration est claire : le montant de TVH va sur votre formulaire GST34. Si la Juridiction fiscale indique « Québec (TPS+TVQ) » et que les colonnes Montant TPS et Montant TVQ ont toutes deux des valeurs, vous les séparez : la TPS va sur le GST34, la TVQ sur le FPZ-500. En cas de doute sur une facture spécifique, la meilleure pratique est de la signaler à votre comptable plutôt que de deviner — un processus d'extraction propre consiste à rendre les cas ambigus faciles à repérer, pas à les éliminer complètement.
Puis-je extraire le détail des lignes, ou est-ce résumé par facture uniquement ?
Les deux. La configuration des colonnes présentée à l'étape 2 capture les champs au niveau de la facture — total, montants de taxes, coordonnées du fournisseur. Vous pouvez étendre la liste des colonnes pour capturer le détail des lignes en ajoutant des colonnes telles que Description de l'article, Quantité de l'article, Prix unitaire de l'article et Total de l'article. Chaque ligne extraite représentera alors un article d'une facture, avec les champs de niveau facture (fournisseur, date, numéro de facture) répétés sur les articles de cette facture. Cela est utile pour le rapprochement des stocks, le calcul des coûts par projet ou la vérification que le montant de taxe sur chaque ligne correspond au taux de la province du fournisseur.
Et la TVP sur les factures de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan — est-elle récupérable ?
La taxe de vente provinciale (TVP) n'est généralement pas récupérable via le mécanisme de CTI de la TPS/TVH fédérale. La TVP de la Colombie-Britannique (7 %), la TVP de la Saskatchewan (6 %) et la RST du Manitoba (7 %) sont des taxes provinciales avec leurs propres règles — et dans la plupart des cas, les entreprises ne peuvent pas les réclamer comme crédits de taxe sur les intrants sur le GST34. Le montant de la TVP est généralement traité comme faisant partie du coût des biens ou services achetés. C'est pourquoi il est important de garder la TVP dans sa propre colonne : vous pouvez l'isoler des montants de TPS fédérale qui sont récupérables en tant que CTI. Certaines provinces offrent des exemptions limitées de TVP pour des industries ou types d'équipement spécifiques — vérifiez auprès de votre comptable ou de l'autorité fiscale provinciale pour votre situation. L'outil d'extraction sépare les chiffres ; votre comptable conseille sur leur traitement.
En quoi cela diffère-t-il des fonctions fiscales intégrées de QuickBooks Canada ?
QuickBooks Canada et Sage 50 Canada gèrent le calcul des taux de taxe sur les factures que vous émettez — ils appliquent les bons taux de TPS, TVH ou TVQ lorsque vous créez une facture pour votre client. Ils n'extraient pas les données des factures fournisseurs que vous recevez sous forme de PDF, de scans ou de photos. Pour les factures fournisseurs entrantes, le processus dans la plupart des logiciels comptables est manuel : ouvrir le PDF, saisir le nom du fournisseur, la date, le montant net et les montants de taxe dans l'écran de saisie des achats, champ par champ. L'extraction sémantique comble cette lacune : elle lit la facture du fournisseur et produit une ligne structurée prête à être importée ou saisie, éliminant ainsi la saisie manuelle. Les deux outils remplissent des fonctions différentes — QuickBooks gère votre comptabilité ; l'extraction sémantique convertit le papier et les PDF en données exploitables par votre logiciel.
Que faire si le numéro de TPS/TVH du fournisseur est absent de la facture ?
Selon les règles de l'ARC, un numéro de TPS/TVH valide sur la facture du fournisseur est obligatoire pour demander le CTI. Si vous recevez une facture sans numéro d'inscription, contactez le fournisseur et demandez une facture corrigée avant de déclarer. L'outil d'extraction capture ce qui est présent sur le document — il ne peut pas inventer un numéro d'inscription qui n'existe pas. Si le champ du numéro d'inscription revient vide après l'extraction, c'est le signal pour relancer le fournisseur. Un résultat d'extraction propre rend les champs manquants immédiatement visibles, ce qui est préférable à la découverte de l'omission lors d'un audit.